jeudi 29 novembre 2012

La Révolution comme si on y était, suite


Face à la pression royale et le feu des critiques, la détermination de l’Assemblée nationale !

            Le vent de nouveauté qui souffle sur la scène politique du royaume depuis quelques semaines – et particulièrement depuis ce serment prêté par les députés du Tiers-Etat à la salle du Jeu de Paume le 17 juin, puis leur constitution en Assemblée Nationale trois jours plus tard, et encore maintenant leur refus d’obéir aux injonctions royales en fin de séance le 23 juin – semble faire grincer des dents à certaines personnes, montrant que la monarchie, même affaiblie, n’a pas perdu ses bases, et que le Tiers-Etat va avoir fort à faire pour prouver sa légitimité politique.
De fait, les défenseurs de la monarchie se manifestent face à la nouvelle Assemblée nationale, aussi appelée Communes. L’Anglais Arthur Young accuse les Communes de vouloir tirer profit de la misère du peuple pour l’appeler à leurs côté, et donc de refuser toute initiative visant à tenter d’améliorer la situation, en particulier celles venues des ordres privilégiés. Rivarol impute pour partie aux Communes l’échec du discours du Roi lors de la séance royale du 23 juin, tout comme il l’impute aussi au Roi et à son conseil. Ce texte qui, selon lui, aurait pu devenir la Constitution de la France, est arrivé en retard et n’a pas été livré d’une manière déterminée. Les Communes n’auraient de leur côté pas accepté de s’être vues réduites à rien par l’initiative royale alors qu’elles se sont données pour mission de réformer par elles-mêmes le royaume. Il voit aussi dans l’absence de Necker ce même 23 juin l’une des raisons au très mauvais accueil fait à la déclaration du Roi, ainsi qu’à l’effroi qui s’est emparé du peuple du Palais-Royal à l’arrivée des comptes-rendus de cette séance. Le Roi et Necker ont cependant tenu à rassurer très rapidement ce peuple effrayé, le premier en faisant appeler le second et en s’entretenant avec lui, le second en se montrant en personne devant tous ces gens venus le soutenir pour les rassurer sur son avenir au gouvernement du royaume. Beaucoup voient en lui l’une des clés d’un avenir radieux, une idée répandue dans le peuple.
Indispensable Necker ? Il n’était pas là lors du serment du Jeu de Paume, pas plus qu’il n’était présent lors de la Constitution du Tiers-Etat en Assemblée Nationale. Alors présent ou pas présent lors de la séance du 23 juin, quelle est la probabilité que Necker eût fait changer la réaction du Tiers-Etat ? Elle est certainement très faible car comme le dit bien Mr Rivarol, Necker n’est pas venu car certains points de la déclaration royale avaient été changés par rapport au texte qu’il avait suggéré. Mais ce ne sont que certains points, ce qui veut dire qu’il était d’accord pour le reste. Or, le Tiers-Etat a rejeté ce texte « constitutionnel » dans son entier car l’Assemblée qu’il compose s’est donné pour raison d’être de donner elle-même sa Constitution au royaume. La popularité de Necker est immense, mais il n’est pas pour autant indispensable dans la réalisation de cette mission. Dans le fond, il n’a jamais eu la force ni forcément voulu apporter les changements nécessaires, ne serait-ce que pour assainir les finances du royaume. Et vue la détermination du Tiers à refuser de se retirer pour délibérer séparément des deux autres ordres – en témoignent les réponses de Bailly ou de Mirabeau qui ont été rapportées –, il est clair que l’Assemblée fera tout pour y arriver, avec ou sans lui. Seul l’avenir nous le dira
Mais que l'on se rassure, les velléités de changement et de progrès ne trouvent pas d’ennemis qu’en France. Sur un autre sujet mais sans aucun état d’âme, les négriers anglais ont anticipé il y a peu le changement que pourrait initier leur gouvernement à propos de la traite des esclaves. Il serait en effet question d’adopter un « bill » abolissant l’esclavage. Levée de bouclier ! Ce serait pour eux une catastrophe irréparable. Pour parler brièvement mais concrètement, tout objectif humanitaire à cette loi est illégitime selon eux, ce serait une catastrophe économique et pour les marchands d’esclaves, et pour les plantations coloniales, enfin des intérêts financiers sont en jeu, non seulement pour eux mais aussi pour les planteurs et négriers espagnols et américains. La belle solidarité des capitalistes négriers ! 




mercredi 28 novembre 2012

Enorme ! chopé dans Le Canard Enchaîné

Petit article génial trouvé dans Le Canard Enchaîné ce 28 novembre 2012 : 


Montebourg toujours présent !


Nono Montebourg, redresseur productif de torts (ou pas), n'est qu'un jaloux ! Voyant qu'il se faisait voler la vedette par le feuilleton prenant d'UMP Productions, ainsi que par son collègue Valls (à droite), propulsé par les assassinats à Marseille et en Corse, Nono a décidé que cela ne pouvait plus durer. Il devait réapparaître, sous peine de tomber dans l'oubli, en frappant un grand coup. C'est alors qu'il relisait l'histoire de la guerre de Cent Ans et comment on bouta l'Anglais hors de France, qu'il eut l'illumination. Comment mieux se faire réentendre qu'en déclarant vouloir bouter l'aciériste Mittal hors de France et nationaliser Florange ? En plein dans le mille !
Et d'une pierre deux coups ! D'une, le choc ressenti par le pauvre Monsieur Mittal après cette déclaration a redonné une place de choix à Nono dans les journaux. De deux, cela a fourni un prétexte à papa François pour rencontrer hier le pauvre Mittal, encore tout tremblant d'indignation, afin d'évoquer l'avenir de Florange. Papa François a cherché à recoller les morceaux et à rassurer : personne, pas même Nono - qui s'est un peu emporté -, ne veut le bouter hors de France. Mais là où Nono est gagnant, c'est que papa François a repris, en essayant de ne pas trop trembler devant le puissant Mittal, la menace de nationalisation si ce dernier persistait à refuser de vendre l'intégralité du site de Florange. Mais que Mittal se rassure : dans cette éventualité, il ne sera pas bouté hors de Florange sans une coquette indemnité, venue tout droit de notre poche... Comme s'il n'avait pas déjà assez sucé les finances publiques depuis la reprise d'Arcelor en 2006 ! 
Au fait qu'en pensent les travailleurs de Florange qui attendent de voir à quelle sauce ils seront mangés ? Si content d'avoir grignoté un peu d'audience à UMP Productions et à Valls (à droite), Nono les avait presque oubliés...

mardi 27 novembre 2012

Les industriels de l'éthylotest l'auront-ils dans le baba ?

D'après cet article chopé dans Aujourd'hui en France ... d'aujourd'hui, même les associations de victimes de la route remettent en cause l'utilité de cette mesure prise sous le régime de P'tit Nico, c'est dire...
Les seuls, en fait, que cette mesure avait fait bondir de joie sont les industriels fabricants les éthylotests, des potes à P'tit Nico bizarrement. Devant la gravité de la sanction en cas d'absence de ces petits bijoux dans les voitures, les achats furent massifs dès avant l'entrée en vigueur de la mesure. Ce qui provoqua une pénurie au moment de son entrée en vigueur. Pénurie qui a duré plusieurs mois, faisant parfois grimper les prix de... 1 à 5 euros. Et dans les poches de qui ça va tout ça ? Parole d'industriels, "on l'a pas fait exprès du tout ! Mais merci quand même P'tit Nico !"
Mais si maintenant Manuel Valls supprime cette mesure, destinée uniquement à ouvrir d'autres marchés à l'industrie de l'éthylotest qui n'avait plus assez avec les seules police et gendarmerie, qui va l'avoir dans le baba pour une fois ? "Méchant Manu !", s'exclameront les pauvres fabricants d'éthylotests





La Grèce sortie d'affaire ?

Fraü Angela a gagné (encore !). "Ch'ai tit nein, z'est nein !", pourrait-elle dire. C'est une fois de plus sa position qui a prévalu, dans l'affaire du énième renflouement de la Grèce, face au FMI qui préconisait un effacement partiel de la dette grecque envers ses créanciers publics (zone euro et BCE). 
La Grèce verra ses taux d'intérêt bilatéraux baisser - du chinois ? Mais non ! - et elle pourra racheter ses titres de dette - mais ! avec quel argent ? "Ach ! Gu'ils ze téprouillent !". Enfin, ses remboursements seront rééchelonnés. Pour arriver, récompense suprême, à une dette qui ne fera plus que... 124 % du PIB grec en... 2020 ! Il aura tout de même fallu une nuit de discussions aux ministres des Finances de la zone euro, représentants du FMI et de la BCE pour arriver à ça ! Oui mais non, ça c'est parce qu'ils ont fait un bon repas bien arrosé, il leur a fallu le temps de digérer...
Et tous ces politiciens et grands économistes de se féliciter de cet accord qui va permettre aux Grecs de voir le bout du tunnel (P'tit Nico et Fraü Angela n'avaient-ils pas dit la même chose au printemps dernier ?). "Ils le méritent !", disent-ils. Ah oui c'est vrai, ils ont bien souffert, courageusement, sous l'étreinte du serre-kiki de l'austérité. "Ils vont enfin pouvoir respirer un peu plus", concluent ces héroïques sauveteurs.
Au fait, et les Grecs dans tout ça ? Qu'en pensent-ils ? ... Euh... Ah ! ... Mince ! Ils ne pensent plus ! Il semblerait que vous ayez maintenu le serre-kiki trop serré et trop longtemps les gars, ils ne respirent plus du tout...

Dernière minute ! "L'élection du roitelet" (UMP Productions), résumé du nouvel épisode

Après que p'tit Nico est venu mettre son grain de sable, Jean-François Copé propose un référendum pour savoir s'il faut revoter. En clair, il va demander aux militants UMP de voter pour ou contre une nouvelle élection ! Copé fera campagne pour le "non" et Fillon pour le "oui" et c'est reparti pour un tour ! Allez, blague suivante ! Une autre ! Une autre !

Qui a dit que les séries à la Française étaient des navets ?

lundi 26 novembre 2012

Ach ! La Grèzeu ? Eine Kalamité ! (Fraü Angela)


"L'élection du roitelet" (UMP Productions) est tellement prenante qu'on en oublierait une crise bien réelle, cette belle crise économique et financière, cette crise de la dette qu'on traîne tous comme un boulet ! On en oublie que certains ont arrêté de le traîner, tellement lourd est ce boulet, n'est-ce pas amis Grecs ? 
Amis Grecs dont P'tit Nico et Fraü Angela nous avaient triomphalement annoncé le sauvetage au printemps avec l'effacement d'une partie de leurs créances bancaires. Eh ben queutchi ! Ils sont toujours au fond d'un trou, encore plus profond... Mince, on ne s'y attendait pas ! P'tit Nico et Fraü Angela avaient l'air si sûrs d'avoir sauvé la Grèce et la zone euro... pour la 17e fois ! On nous aurait menti ? Nooon, pas le genre de la maison...
Pourtant, rebelote ! C'est toujours le bazar et il faut de nouveau verser entre 31 et 44 milliards à la Grèce pour lui éviter la faillite. Fraü Angela et les seuls pays de la zone encore en AAA commencent à grincer des dents. D'autant que le FMI de Cricri Lagarde, soutenue par Mosco, a osé proposer d'effacer partiellement la dette grecque envers les créanciers publics (Etats de la zone euro, BCE), Ach ! Za fa pas non ! "Che prévérerait un réégelonnement", dixit Fraü Angela. Impossible de se mettre d'accord ! Que faire pour les grecs ? 
Pour eux, de toute façon, l'affaire est entendue, ce sera toujours plus d'austérité et le pourrissage sur pied de tout système social ou de santé. Les hôpitaux en sont à demander aux visiteurs d'amener du PQ aux patients, ceux qui peuvent encore se payer l'hosto.... Le seul enjeu est de savoir à quelle sauce ils seront mangés. 
Au fait, que dire aux Grecs ? ils semblent penser que l'austérité n'était finalement pas la solution...
Ach ! On ne leur temante bas leur afis !

le scoop de la mauvaise représentativité de l'Assemblée !


Quel scoop décoiffant nous livre Le Monde aujourd'hui !
Selon Eric Keslassy, chercheur à l'Institut d'études politiques de Lille, l'Assemblée Nationale serait peu représentative de la composition de la société ! Fichtre, on ne s'y attendait pas à celle-là ! Voici les chiffres les plus marquants : 0,35 % de 20-30 ans à l'Assemblée contre 12;4 % dans la population ; 26,5 % de femmes contre 51,5 % ; 2,6 % d'ouvriers et employés contre 50,2 %...
Il accuse le manque d'expérience politique pour les jeunes, la parité non-imposée pour les femntmes. Concernant les ouvriers et employés, le monde de l'entreprise serait sous-représenté, au grand dam de la droite et du patronat, car il serait plus difficile d'y revenir en fin de législature.
D'un autre point de vue, l'Assemblée, le monde politique en général, ressemble plutôt à un cercle fermé où n'entre pas qui veut, et dont les membres font tout pour ne pas laisser leur place... Pour un jeune, mieux vaut être fils de P'tit Nico ou nièce de Jeanne-Marine, sinon circulez y a rien à voir ! un cercle encore misogyne : il faut lui imposer la parité, qui ne semble pas être chose naturelle... C'est surtout un cercle de professionnels, issus de grandes écoles, qui ont fait de la politique un métier qu'ils veulent inaccessible au reste de la société, qui n'a qu'à se taire. Pour garder leur place, ils en ont fait un monde si abstrait que la société n'y entend plus rien. Pour ce qui est de la représentativité de l'entreprise, celles du cac 40 y sont bien représentées, l'Assemblée veille à leurs intérêts. Les PME-TPE, comme le commun des mortels, peuvent aller se faire voir !
Mais que peut bien penser le peuple de ce cercle devenu inaccessible, préoccupé uniquement de ses intérêts et de ceux du grand patronat ? Même si ses membres prétendent le contraire...

dimanche 25 novembre 2012

Merci Pôle Emploi !

Une des grandes trouvailles de Pôle Emploi : inventer une application pour smartphone destinée à ceux qui ont besoin des ses services, c'est-à-dire les chômeurs...
Au fait, question : quelqu'un leur a-t-il expliqué ce que c'était qu'un chômeur ? Quelqu'un leur a-t-il expliqué que, comme son nom l'indique, un chômeur est quelqu'un qui ne travaille pas. S'il ne travaille pas, il a peu ou pas de revenu. Sa préoccupation à ce moment là est-elle vraiment de se payer un smartphone et le forfait qui va avec ? Et de se payer l'appli Pôle Emploi, histoire de lui rappeler partout où il va qu'il est au chômage ? Qu'il est au chômage à cause d'une crise dont il subit les conséquences sans en être responsable ? 


Emissions d'utilité publique...

Avez-vous remarqué comme certaines grandes chaînes de la TNT nous gratifient de programmes intéressants, et d'une intelligence dépassant l'entendement ? 
W9 tient le haut du pavé avec ses "ch'tis à Mykonos" ou "... à Ibiza", ses "Marseillais à Miami", et paraît-il bientôt - mais c'est encore un secret, alors chut ! - "Les Morvandiaux à Dijon-Plage" ! NRJ12 n'est pas mal non plus avec son "Île des Vérités". Et on en passe...
"Les ch'tis" ou "Les Marseillais" consistent à envoyer de jeunes Nordistes ou Marseillais, avec un accent à couper au couteau et pas du tout surjoué, tous issus du monde de la nuit (serveurs (-euses), danseurs (-euses), barmen...), tous hyper-sexy dans des endroits de rêve. Ils sont censés y exercer un boulot (qu'on a dégotté pour eux bien évidemment) et vivre à une dizaine dans une maison de milliardaire avec piscine et tous services intégrés. Un enfer quoi ! Pour quelle utilité ce documentaire sur la dure vie de travailleur sexy de la nuit ? Bof, on ne sait pas trop...
"L'Île des Vérités" consiste aussi à mettre en scène plein de mecs et filles hyper-sexys, mais sur une île cette fois, pour... heu... ben on ne sait pas trop pourquoi en fait...
Un autre point commun à ces émissions : leurs participants passent les 3/4 de leur temps à se plaindre des autres, à s'engueuler puis se faire des mamours pas du tout hypocrites, ou l'inverse... Un vrai documentaire anthropologique ! 
Mais quelle utilité pour ces intéressantes émissions ? De la télé-réalité ? Bien sûr, sommes-nous bêtes, c'est vrai que les descriptions ci-dessus correspondent point pour point à la réalité que nous vivons quotidiennement en ces temps de crise ! A moins que cela ne serve à nous montrer, à nous pauvres miséreux, que la vie de pacha n'est pas toute rose non plus ? Cela peut se discuter...
Mais question : que peuvent bien penser les gens qui vivent dans la réalité réelle, subissent la crise et sont dotés d'un chouilla de sens critique quand ils voient ces pauvres enfants gâtés se plaindre ? 
Bof ! les producteurs gagnent des monceaux de fric grâce à eux, donc ils s'en foutent... Quant aux enfants gâtés, ils n'y pensent même pas...

samedi 24 novembre 2012

Impossibles financements illégaux de campagne ?


Cette semaine, en marge de "L'élection du roitelet", UMP Productions a aussi présenté un extrait des "Turpitudes de Nicolas".
P'tit Nico y était invité par un Gentil juge à répondre d'une partie du financement de sa campagne présidentielle de 2007. Une partie des fonds perçus (plusieurs dizaines de milliers d'euros tout de même) seraient venus de la richissime Liliane Bettencourt. Ce qui est illégal, le plafond par donateur ne pouvant dépasser 7500 euros. Mais, pire encore, P'tit Nico et son équipe auraient profité de cette octogénaire affaiblie par Alzheimer. Donc, passage devant le Gentil juge pour tirer tout cela au clair.
Et là, entrée en scène du fidèle camarade Guéant ! Celui-ci rappelle, la main sur le coeur comme toujours, qu'il était directeur de la campagne en 2007 et que les contrôles très stricts rendent impossible les financements illégaux (BFMTV , 22/11/2012). Pauvre camarade Guéant, personne ne lui a jamais rien dit. Il a dû croire que l'argent venait de la vente de drapeaux...
Même si p'tit Nico s'en est sorti - le contraire eût été étonnant -, le doute plane. Surtout à l'aune d'enquêtes d'un Canard très gênant sur des dizaines de millions de francs, soit disant issus de la vente de t-shirts, venus alimenter la campagne d'Edouard La Balade Dure en 1995. Des sommes très mystérieuses encore aujourd'hui (Le Canard Enchaîné, 21/11/2012), mais que le Conseil Constitutionnel avait validées... Et qui était dans l'équipe de campagne ? P'tit Nico ! C'est-y pas étrange ?
Si La Balade Dure s'est vautré, p'tit Nico a gagné. Dire que camarade Guéant a cru que c'était uniquement dû à ses compétences de directeur de campagne...
Et que pensernt les Français de ces messieurs qui les ont gouvernés grâce à la triche et au crime ? 
Bof ! Ces grands messieurs s'en foutent...


vendredi 23 novembre 2012

Monde. Coup d'Etat pharaonique ?


Mohamed Morsi, Momorsi pour les intimes, président égyptien, s'est arrogé de nouveaux pouvoirs. Cela a provoqué l'indignation de l'opposition, alors que ce pauvre monsieur ne cherchait qu'à protéger la Révolution. Mais de quelle mauvaise foi fait preuve cette opposition !
Tout ça parce que, par une décision constitutionnelle - texte qui, comme une décision ou une loi présidentielle, est définitif tant qu'il n'y a pas de Constitution -, Momorsi a gentiment décidé de bloquer toute dissolution par la justice de l'Assemblée Constituante. Comme c'est bizarre, alors que celle-ci est justement dominée par les islamistes "Frères Musulmans", parti de Momorsi ! Comme c'est bizarre, alors justement que l'opposition a déposé des recours pour la faire dissoudre, la jugeant illégitime depuis le départ de plusieurs membres non-islamistes - non remplacés bien entendu...
Tout ça pour protéger la Révolution, bien entendu. D'ailleurs, dans cet optique, n'a-t-il pas fait limoger un procureur général de l'ère Moubarak encore en exercice ? N'a-t-il pas ordonné de nouvelles enquêtes sur les meurtres de manifestants pendant les révoltes ? La belle façon de donner le change ! 
Cette situation fait drôlement penser à l'Iran révolutionnaire, non ? N'est-ce pas pour "protéger la Révolution" que les ayatollah ont pris le pouvoir et inventé les "gardiens de la Révolution" ? qui se sont transformés en gardiens du silence du peuple... 
On dirait que le petit Momorsi n'est pas serein face à l'opposition, mais aimerait rester au pouvoir. L' "état d'urgence" n'est pas loin...
Mais question : au-delà de l'opposition visible, qu'en pensent les centaines de milliers d'Egyptiens qui ont fait la Révolution pour la liberté, l'égalité, le travail, etc... et qui se la font confisquer en loucedé ? 
Bof ! Momorsi s'en fout, il "protège la Révolution". Opposants, tous aux abris !

http://blogs.mediapart.fr/blog/golo/231112/morsi-prend-tous-les-pouvoirs

France. "L'élection du roitelet" (UMP Productions), résumé du jour

Alain Juppé va former une commission qui se chargera de vérifier les résultats trouvés par la commission nationale des recours, 
Commission Nationale des recours qui examinera ce week end les résultats de la Cocoe (Commission d'organisation et de contrôle des opérations électorales de l'UMP), 
Cocoe qui a examiné les résultats des bureaux de votes 
bureaux de vote qui... etc... 
Et dire que l'UMP reprochait à Hollande de multiplier les commissions ! 
Blague suivante ! Une autre ! Une autre ! Une autre !

jeudi 22 novembre 2012

Histoire, suite : Faut-il croire en les Etats Généraux ?


Le jour est enfin arrivé, après neuf mois d’une attente nerveuse, tant socialement que politiquement. A peine sont effacées les stigmates de l’émeute du faubourg Saint-Antoine de la fin du mois d’avril que les yeux de la capitale se tournent vers les ors de la salle des Menus Plaisirs de Versailles, lieu de réunion des Etats Généraux.
Cependant, dès avant ce 5 mai, les critiques déçues fusaient déjà, notamment de la part du Tiers-Etat. Elles en particulier des distinctions qui leurs sont imposées par rapport aux ordres privilégiés : des tenues plus qu’austères contrastant avec le luxe et les couleurs affichés par la noblesse et la tranche supérieure du clergé ; une dernière homélie adressant les hommages et respects au Roi du clergé et de la noblesse, et les « très humbles supplications » du Tiers-Etat. Cela n’a pu que choquer les députés du Tiers-Etat qui ne sont pas venus dans l’optique de supplier le Roi, mais de faire valoir les droits politiques de leur ordre, tout particulièrement de la bourgeoisie des villes, devenue au fil du temps la catégorie la plus riche de la Nation au détriment de la noblesse déclinante. Mais à la fin de la séance du 5 mai, les députés n’étaient pas plus rassurés. Dans son bref discours, mainte fois retouché, le Roi ne fut qu’indécision, ne tranchant toujours pas sur la question du vote par tête et s’en remettant à l’assemblée. Or nul n’est besoin d’être devin pour se douter que malgré les recommandations et les appels royaux à la sagesse, cela sera très difficile et risque de provoquer des blocages. De leur côté le Garde des Sceaux Barentin et le Contrôleur général des Finances Necker, malgré un discours fleuve de ce dernier, ne furent qu’imprécision, notamment sur la question de la vérification des pouvoirs des députés : en commun ou en chambres séparées ? Cédant à la tradition, clergé et noblesse se sont retirés pour les vérifier séparément, malgré quelques nobles libéraux ayant réclamé la vérification en commun. Le Tiers, lui, a refusé la tradition et gardé place dans la salle des Menus Plaisirs, se contentant de réclamer la vérification en commun et d’attendre. Voilà les Etats Généraux à peine commencés et déjà doublement bloqués, voire exposés à voir les ordres s’affronter entre eux, voire en interne. D’où la question de savoir si l’on peut croire en leurs capacités de réforme.
Mr Brissot semble y croire et refuse de prêter foi aux discours pessimistes. Il appelle le Tiers-Etat à adopter l’attitude de ses députés : avoir confiance en son bon droit et attendre calmement mais fermement, sans faire aucune concession tant qu’il ne lui en sera fait. Mais cela peut demander beaucoup de temps et il n’est pas certain que l’attente ferme l’emportera sur l’impatience qui agite Paris, et particulièrement le quartier du Palais Royal. Les libelles et orateurs, tous plus enflammés les uns que les autres, s’y bousculent radicalisant l’esprit des foules de plus en plus nombreuses de leurs auditeurs ou lecteurs. Les Etats Généraux sont bloqués. Les députés du Tiers-Etat, conscients d’être dans leur bon droit en réclamant un vrai poids représentatif pour la catégorie désormais la plus riche de la Nation, semblent près à attendre longtemps. Cependant, un mouvement populaire massif pourrait, d’ici peu, lui aussi venir réclamer ses droits et bousculer ce (trop) long cérémonial malgré les appels à la prudence et à la patience. L’avenir nous le dira.
Quoi qu’il arrive, le royaume ne sera pas de suite en mesure de suivre l’exemple des Etats-Unis d’Amérique qui, quelques mois après l’adoption d’une constitution, ont réussi à faire taire leurs querelles internes entre fédéralistes (partisans d’un lien étroit entre les Etats) et anti-fédéralistes (partisans de la souveraineté des Etats). Ils ont ainsi pu élire leur premier président en la personne de Georges Washington, l’un de leurs illustres pères fondateurs. A ceci près qu’il leur aura fallu six longues années depuis le départ des Anglais en 1783 pour réussir à aplanir toutes les oppositions et franchir les obstacles économiques laissés par leurs anciens colonisateurs à la manière d’un cadeau de départ. Les Etats Généraux ne sont en tout cas pas sur la bonne voie à l’heure actuelle et ne le seront pas avant des années eux non plus.




France : l'UMP peut mourir, son héritage est sauf...


L'UMP risque fort de disparaître ? Que l'UMP se rassure, son héritage sera sauf ! Papa François et ses copains sociaux-libéraux du gouvernement vont s'en charger, qui au passage peuvent remercier copéistes et fillonnistes de s'entredéchirer - et ainsi d'occuper les médias - pile poil au bon moment.
Eh oui car en ce moment, la série "L'élection du roitelet" signée UMP Productions occupe les écrans de toutes les chaînes info en quasi-permanence, et la plus grande partie des JT des chaînes nationales. Pour combler les trous, UMP Productions - encore elle - propose une nouvelle saison de son feuilleton "Les turpitudes de Nicolas", où Nicolas va s'enfermer au Tribunal de Grande Instance de Bordeaux pour avoir extorqué quelques centaines de milliers d'euros à une vieille octogénaire milliardaire, profitant de sa faiblesse. Enfin, ajoutons les images de liesse à Gaza dau fait que copain Benyamin a accepté d'arrêter de balancer des missiles sur les femmes et les enfants gazaouis - ah non pardon, je voulais dire "sur ces méchants palestiniens !" -, il n'y a plus beaucoup de place pour le reste. 
Donc, exit la perte du triple A de la France chez Moody's. Exit évidemment cette "obligation" du gouvernement de faire taire ses quelques récalcitrants et de mettre en oeuvre encore plus rapidement les réformes de "compétitivité" et surtout d'austérité. Exit cette droitisation de notre gouvernement "de gauche". Exit les 200 nouveaux licenciements prévus chez Albany International (tissus et textiles industriels) à Sélestat et Saint-Junien.
Au fait question : que pensent justement les 200 salariés futurs nouveaux chômeurs du psychodrame UMPiste, ou d'un gouvernement "de gauche" droitisé, élu pour les protéger ? 
Bof ! François et Jean-François s'en foutent, ils ont gagné... Papa François et ses copains, eux, n'ont "pas le choix", c'est Moody's qui l'a dit...

mercredi 21 novembre 2012

"L'élection du roitelet", nouvel épisode !


Enorme ! Rebondissement inattendu dans la dernière saison de la série superproduction de l'UMP, intitulée "L'élection du roitelet" !
Résumé des épisodes précédents. Au terme d'une campagne épique et très haut de gamme, Jean-François et François ont, comme prévu, laissé les urnes parler. Mais, première sensation, tous deux se proclament vainqueur le soir de l'élection. Durant plus de 24 heures, le suspense est alimenté à coups d'invectives mélangées aux appels (pas du tout hypocrites) à l'unité, ainsi que par la commission électorale qui recompte tout avec une lenteur d'escar... Cocoe. Finalement, cette dernière proclame Jean-François vainqueur avec un fifrelin de 98 voix d'avance.
Mais cette fois, c'est François et ses copains qui refont irruption, brandissant 1304 voix venues d'outre-mer et bizarrement non-comptabilisées par la Cocoe. Celles-ci prises en compte, donnent François vainqueur avec un fifrelin d'avance encore plus petit de 26 voix. François demande donc à Alain de prendre provisoirement la place de Jean-François. Mais Jean-François n'est pas d'accord, pensez donc ! "J'ai gagné, j'y suis, j'y reste ! Qu'est-ce qu'il croit le petit François !" Nouvelle effervescence au parti ! Suspense ! Que se passera-t-il désormais ? La réponse au prochain épisode de cette superproduction signée UMP !
Voilà du grand spectacle humoristique ! On a bien besoin de rire en ce moment. Merci Jean-François et François, merci l'UMP pour ces excellentes prestations sans cesse renouvelées ! Continuez à vous arc-bouter à votre victoire ! 
Quelle figure révélatrice vous arborez, vous qui comptez prétendre aux plus hautes fonctions de l'Etat ! 
Mais, question : qu'en pensent les Français, que ces messieurs prétendent vouloir gouverner un jour ? 
Bof ! Ces grands messieurs s'en foutent ! Ils ont gagné...

France : La droite donneuse de leçons...


Et c'est reparti ! Quand ce n'est pas tonton Jean-Marc ou un ministre, c'est carrément le président qui provoque la consternation dans son camp, les railleries dans l'opposition. Eh oui, en invoquant la "liberté d'expression" des maires dans le cadre du "mariage pour tous", papa François semble avoir laissé croire que nombre de communes auraient la possibilité de ne pas célébrer le mariage gay... Si même papa François s'y met, le gouvernement n'est pas sorti de la mouise...
Voilà du pain béni pour l'opposition, qui ne s'en est pas privée. C'est d'abord Nathalie Kosciusko-Morizet qui se déchaine : vouloir faire passer une loi et laisser les maires libres de l'appliquer ou pas, quelle hypocrisie ! Elle est dure, NKM, avec ce pauvre papa François, qui cherchait juste à être gentil avec tout le monde, comme d'hab... Puis c'est Copé, le nouveau roitelet de l'UMP, qui y est allé de son couplet sur un papa François mal à l'aise avec ce projet de loi ; un papa François qui veut passer en force sans laisser place au débat, qui piétine les 200 000 manifestants de ce week-end contre le "mariage pour tous". Méchant papa françois ! 
Il est vrai que si les Eglises de France se sont mises en branle sur ce sujet, c'était par pure et sincère conviction ! Pas du tout pour se refaire une place dans le paysage politique de notre belle république "laïque", non ce serait de l'hypocrisie...
Et puis qu'en pensent les millions de Français descendus dans les rue contre la réforme des retraites ? sujet, soit dit en passant, bien plus important qu'une banale avancée sociétale qui ne fait qu'entériner un fait accompli...
Bof ! Copé et ses copains ayant la mémoire courte, ont déjà oublié. La vertu incarnée on vous dit...

mardi 20 novembre 2012

Merci Moody's !


Papa François et ses copains peuvent remercier l'agence Moody's qui a dégradé la note de la dette Française de "AAA" à "Aa1". Seule Fitch reste au triple A, mais avec perspective négative. Aïe, ça sent le roussi !
Pierre Moscovici, notre ministre des Finances, est directement monté au créneau pour dénoncer la gestion de la droite ces dix dernières années. Comme ces espèces de gendarmes des marchés sanctionnent les pays où l'ultralibéralisme n'est pas totalement de mise, est-ce à dire que la droite ne fut pas assez libérale ? 
Et Mr Moscovici d'ajouter que cette dégradation est "un encouragement", envoyé à la gauche pour être encore plus libérale que notre droite ultralibérale, "à mettre en oeuvre rapidement les réformes que nous avons décidées [...] : sérieux budgétaire, stabilisation de la zone euro, pacte de compétitivité".
Effectivement, quelle coïncidence ! Troublante, cette dégradation pile au moment où notre gouvernement se divise entre ceux qui soutiennent ces mesures, se révélant économiquement plus à droite que la droite, et ceux qui les critiquent, ayant gardé un soupçon de fibre de gauche. Du coup, Moody's met tout le monde d'accord et aide papa François et tonton Jean-Marc à virer à droite. Merci Moody's !
Et nos chers gouvernants voudraient nous faire croire qu'ils ne sont pas des pantins ! Que nous ne vivons pas sous la dictature des agences de notation et des spéculateurs qui jouent avec notre dette et nos vie ! Qu'ils vont combattre leur "seule ennemie, la finance" ! 
Au fait, qu'en pensent les Français, dont la vie va être sacrifiée sur l'autel de ces divinités financières ? 
Bof, puisque Moody's en a décidé pour eux, ces grands messieurs s'en foutent... ils ont choisi la double explosion de baguettes (voir "La bombe France : tous aux abris !", 16 novembre 2012).

Beaune : la Vente des vins, ses stars, ses portefeuilles dorés...

Ce week-end avait lieu la 152e Vente des vins des Hospices de Beaune, traditionnel et populaire rendez-vous. Tous les ans, cette vente aux enchères des pièces des Hospices est présidée par une ou des stars. Cette année, ce sont de véritables stars planétaires qui se sont déplacées : Carla Bruni-Sarkozy et Guy Roux... Gérard Depardieu aurait dû être là, mais n'est finalement pas venu. Pensez donc, il paraît qu'on lui a demandé de se déplacer jusqu'aux toilettes au cas où un besoin naturel se faisait sentir... On est mal reçu !
Carla Bruni-Sarkozy et Guy Roux étaient surtout là pour la vente de la pièce présidentielle, dont les gains devaient revenir aux association et fondation qu'ils parrainent. C'est un Ukrainien qui l'a eue pour 270 000 euros, un record paraît-il. Il faut dire que Mme Bruni-Sarkozy, voyant que les offres montaient trop lentement, a menacé de chanter...
Après cela, les deux présidents se sont barrés, leur objectif atteint, et surtout parce que ça les barbait... Mme Bruni-Sarkozy n'a-t-elle pas déclaré aux journaux que, si elle ne crachait pas sur un Puligny-Montrachet (rien que ça !) de temps en temps, elle ne s'y connaissait pas ? Quant à Guy Roux, il a certainement voulu aller s'en jeter 2-3 derrière la cravate avec ses potes les chevaliers de Tastevin avant de repartir pour Auxerre...
La Vente, elle, a continué, atteignant le record de 5 269 640 euros. Pour les ignorants effarés, précisons que la Vente n'est pas ouverte à tous. Il faut montrer patte blanche... et surtout compte en banque à multiples zéros : "à moins de 5 zéros, tu rentres pas !", nous a-t-on répondu à l'entrée. Faut pas exagérer quand même ! La populace reste dehors ! Qu'elle soit déjà bien contente qu'on lui permette de regarder à travers les vitres ! 
La populace, nombreuse, n'a droit qu'au folklore, aux fanfares, au vin chaud et aux bons vins de petits propriétaires à déguster entre potes pour pas trop cher... En fait, à bien y regarder, ça a finalement l'air plus intéressant dans la rue...

lundi 19 novembre 2012

Jean-François et François à la cour de récré...


Jean-François et François (en choeur) : "J'ai gagné !"
Jean-François : "Non ! J'AI gagné !"
François : "Tu rigoles ! J'AI gagné !"
Jean-François : "Arrête ! J'ai 1058 voix d'avance sur toi !"
François : "Impossible puisque j'en ai 224 d'avance sur toi ! T'es qu'un menteur ! Je le savais depuis le début, j'ai pas arrêté de le répéter !"
Jean-François : "C'est toi le menteur ! Pendant des mois t'as intoxiqué les militants en faisant croire que t'allais gagner haut-la-main ! En plus, t'es un tricheur parce qu'il il y a eu des bourrages d'urnes en ta faveur !"
François (scandalisé) : "Jamais ! Moi, un tricheur ? Alors que t'as bénéficié, depuis le début de la campagne, de toutes les facilités de ta position de secrétaire général de notre belle famille !"
Alain : "Justement, attention ! Notre belle famille va éclater à cause de vous deux !
Jean-François et François (en choeur) : "Oh ta gueule Alain !"
Jean-François : "De toute façon, j'ai gagné, je suis le nouveau chef de la famille, qu'elle se rassemble autour de moi !"
François : "JE suis le nouveau chef, c'est autour de MOI qu'elle doit se rassembler !"
Machin : "Vous n'avez qu'à être chef tous les deux !"
Jean-François et François (en choeur) : "Oh ta gueule Machin !"
Une dispute entre deux délégués en classe de sixième ? Une dispute de famille mafieuse après le décès du patriarche ? Que nenni ! Juste la ridicule situation à l'UMP entre Messieurs Copé et Fillon, tous deux arc-boutés sur leur victoire autoproclamée... Quelle belle figure montrent ces messieurs qui se disent futurs prétendants aux plus hautes fonctions de l'Etat !
Mais, question : qu'en pensent les centaines de milliers de militants et sympathisants de l'UMP ? Bof ! Malgré ce qu'ils en disent, la main sur le coeur, ces grands messieurs s'en foutent, ils ont gagné...

dimanche 18 novembre 2012

Manifs anti-gay

"Manifs anti-gay" parce que là il s'agissait de purs homophobes, tout ce qu'il y a de plus haïssables !
Au fait, les gros malabars - bien masculins, précisons-le - qui se sont attaqués aux militantes féministes et aux femmes journalistes ont ils des femmes ou des compagnes ?
On pose la question car vu le plaisir qu'ils ont eu l'air de prendre à mettre des coups à ces méchantes féministes, on se dit que ça ne doit pas toujours être rose à la maison... Qu'est-ce qu'elles en pensent au fait, ces éventuelles compagnes ?
Bof ! Elles n'ont pas le droit de parler, elles sont justes bonnes à se faire mettre enceinte sans discuter. Donc les gros malabars donneurs de coups qui leurs servent de compagnons s'en foutent...

Fillon ? Copé ? Bof ! Et si on dit qu'il n'y en a pas un pour rattraper l'autre ?

samedi 17 novembre 2012

Questions aux anti-mariage gay...


Manifestants anti-mariage gay, une question pour vous : comment réagiriez-vous si l'Etat se mêlait de gérer votre vie de couple et votre vie de famille à votre place ?
Mal ? Alors de quel droit voulez-vous vous mêler de la gestion de la vie de couple et de la vie de famille des gays ? De quel droit ? Du droit que vous donne la croyance en l'anormalité des gays ? Mais qui est anormal ? Celui qui a librement choisi sa voie et entend mener sa vie tranquillement ou celui qui se mêle de la vie des autres ? Ne vous rendez vous pas compte que vous êtes ridicules ?

Monde : Israël ne fera la paix...

Israël ne fera décidément la paix que quand il aura anéanti la Palestine (ou ce qu'il en reste) et les Palestiniens avec... 
Ou plutôt, Israël fera comme Napoléon : il déclarera la paix au monde... en voulant à tout prix croire que tous ceux qui sont autour de lui (les pays arabes qui l'encerclent, s'entend), ou à ses trousses, accepteront cette déclaration de paix la main sur le coeur. 
Comme Petit ange Bachar, Isarël vit encore au pays des bisounours, ou croit même être le pays des bisounours...

vendredi 16 novembre 2012

Dijon : Généreuse Banque Postale...

Aujourd'hui, faisant la file afin de retirer de l'argent au distributeur "La Banque Postale" du centre Grangier à Dijon. J'ai été le témoins d'un drôle de truc.
La demoiselle qui était devant moi m'interpelle et me demande s'il y a eu erreur, me montre les 140 euros qu'elle a dans la main. "Je n'en avais demandé que 120 !" Je lui ai répondu qu'il y avait forcément eu une erreur. Ayant vérifié que son compte n'affichait bien que 120 euros en moins, elle m'a dit que c'était bien une erreur. "Tout bénéfice pour vous", ai-je répondu.
Etait-ce bien une erreur de la banque ou était-ce un subterfuge de cette demoiselle - par ailleurs très jolie - pour pouvoir m'adresser la parole, ayant succombé à mon charme ravageu... Hop hop hop ! je m'égare là ! 
Bref, on ne saura pas. Ce qui est en tout cas sûr, c'est que la demoiselle a eu plus que ce qu'elle avait demandé, et que lorsqu'à mon tour j'ai voulu retirer de l'argent, le distributeur m'a renvoyé ma carte à la figure et a affiché gentiment sur son écran : "Je suis pas les resto du coeur !"
Il est des moments où le distributeur de La Banque Postale est moins généreux. Avait-il lui aussi remarqué son joli minois ?

La bombe France : tous aux abris !

Attention ! le journal The Economist brandit une nouvelle menace pour l'Europe ! Il ne la nomme pas, mais fait mieux : il la représente par un paquet de baguettes de pain liées par un ruban bleu-blanc-rouge tel un paquet de dynamite avec une mèche allumée. A priori, on peut dire sans se tromper qu'il s'agit de la France... Halala, ces angliches et leurs bons vieux clichés sur les Français accros à leurs baguettes ! 
Eh oui, en plus d'exprimer un sentiment anti-français toujours so british, The Economist considère désormais la France comme une menace pour la zone euro... La Fwance n'est pas assez compétitive ! Mais le rapport Gal... No, twop gentil ! La Fwance dépense twop pouw sa social system ! Au fait, combien de pauvres en Angleterre ou aux USA qui ne peuvent accéder aux soins du fait d'une sécu quasi absente ? Mister Hollande a pwis des mesuwes "gauchistes" comme les 75 %, les taxes on the dividendes, l'augmentation du SMIC (+ 2 % wahou ! communiste va !), retouw - si léger soit-il - suw la wéforme des retwaites...
A lire ce journal, avec de telles mesures, ce sale gauchiste de Hollande met la zone euro en péril, mais aussi le capitalisme, rien que ça ! Papa François doit changer et se mettre au diapason de la Grèce, l'Espagne, l'Italie, le Portugal qui travaillent d'arrache-pied à redresser leurs finances. Au fait, ne serait-ce pas dans ces pays là que les manifs anti-austérité du 14/11 ont été les plus massives et violentes ? Bel exemple de redressement... Aperçu édifiant de ce qu'en pensent les populations non ? Visiblement, elles n'ont pas l'air de vivre mieux...
Que doit faire papa François ?
Ignorer The Economist ? Explosion de baguettes !
Ecouter The Economist ? Ben explosion de baguettes quand même ! Double celle-là : économique de toute façon, et sociale en plus !

jeudi 15 novembre 2012

Histoire : La Révolution, la suite

Y a-t-il quelque chose de pourri dans le royaume de France ?


Telle est, en substance, la question que posent et à laquelle tentent de répondre les pages qui suivent. A partir du constat posé par la retentissante émeute du faubourg Saint-Antoine contre Réveillon, qui fait écho à celles qui ont éclaté partout dans le royaume depuis le début de l’année, on peut supposer que celui-ci connaît effectivement de sérieuses difficultés. Une fois posée, cette affirmation doit être étayée, ce qui ne posera pas de problème tant sont nombreux les signes qui la rendent crédible, et ce depuis déjà de nombreuses années.
Tout d’abord, il est clair que le système fiscal ne permet plus au royaume d’assurer sa survie financière. Il est profondément inégalitaire : le Tiers-Etat y laisse environ 50 % de ses revenus annuels – sans compter la ponction due aux impôts indirects – là où la noblesse et le clergé n’en paient pas ou presque pas, par exemption ou par arrangement. Par conséquent, en temps de crise, si les revenus du Tiers-Etat baissent et si on ne va pas chercher ailleurs le manque à gagner, les impôts rentrent mal et les dépenses ne sont plus couvertes. Voilà la situation des finances puisque les dépenses, elles, ne diminuent pas, notamment celles dues aux largesses royales et au train de vie de la cour, le tout s’élevant à plusieurs dizaines de millions de livres par an. « Les nobles sont-ils des parasites ? » demande l’un des articles qui suivent…
Ce système fiscal qui ne suit plus, le train de vie outrageusement luxueux de la famille royale et de la cour amènent à se demander si le royaume est encore dirigé efficacement. Depuis 1774, Louis xvi s’est toujours voulu réformateur. Mais il s’est constamment révélé trop faible face aux parlements, ainsi qu’à son entourage – politique ou particulier. Depuis leur remise en place en 1776, les parlements n’ont cessé de s’opposer aux édits royaux, prenant des accents démocrates. Or depuis que celui de Paris s’est prononcé en septembre 88 sur les Etats Généraux, leur véritable motivation – limiter le pouvoir royal à leur profit – a été mise à nu. Ils sont désormais discrédités aux yeux des patriotes et du Tiers-Etat. Au sommet, le Roi est déchiré entre les princes qui s’alarment de la montée des prétentions démocratiques, et Necker qui le pousse à faire des concessions au Tiers-Etat. La décision du 27 décembre d’accorder le doublement du Tiers en laissant le vote par tête en suspens révèle la paralysie du pouvoir royal. La volte-face des parlementaires révèle que, loin de favoriser le progrès, ils le bloqueront, et que si ce dernier doit s’accomplir, ce sera sans eux. De fait ils ont, par cet acte, déclaré la guerre aux patriotes et au peuple qui les avaient jusque là soutenus. Avec un pouvoir royal paralysé et des parlements hostiles à toute idée de réforme, alors non, le royaume n’est plus dirigé efficacement.
Dans cette situation, que pourront les Etats Généraux pour la remise à flot du royaume ? Ils font bel et bien la part belle au mouvement patriote avec le doublement du Tiers, ou encore – par la volonté de Necker – une meilleure représentation pour les curés patriotes. Ils n’auront cependant que peu d’efficacité pour les réformes profondes dont le royaume a besoin si le vote par ordre est conservé. Ce vers quoi on semble se diriger, même si la porte n’est pas fermée… On peut de plus légitimement se demander si les aspirations populaires (ouvriers, artisans, paysans…) y auront un écho tant sont nombreux les filtres : fusions des cahiers de base en un cahier de bailliage ; scrutin à plusieurs degrés pour les députés du Tiers-Etat, qui n’enverra que les plus aisés à Versailles.
Il y a bel et bien quelque chose de pourri dans le royaume de France : l’organisation administrative, sociale, fiscale, et du pouvoir. Les cahiers de doléances en sont révélateurs, tant du côté des privilégiés jaloux de leurs prérogatives, que de celui du Tiers-Etat qui réclame égalité devant la justice et l’administration, mais aussi l’égalité civile et fiscale. C’est l’échec des réformes et les impasses politiques et sociales en découlant qui constituent le fondement de ces cahiers.





Méchant copain Benyamin !

Et allez, c'est reparti comme en 40 à Gaza ! Sitôt dite, sitôt oubliée la promesse de copain Benyamin à papa François. Eh oui, Benyamin Netanyahou n'aura pas tardé à remettre la machine militaire en branle contre les méchants palestiniens, après avoir pourtant juré à papa François qu'il ne se passerait rien. Copain Benyamin n'avait pas précisé que cette promesse ne concernait pas les méchants palestiniens. Voilà papa François trahi... Méchant copain Benyamin ! 
Et pourtant, papa François peut le remercier pour au moins une chose. La promesse n° 59 de sa campagne, sur la reconnaissance de l'Etat palestinien, avait récemment été ramenée à un simple soutien au processus de paix, pour que Benyamin reste son copain. Mais comme ce qui restait du processus de paix vient d'être enterré dans un trou d'obus, papa François peut "oublier" l'une de ses promesses les plus encombrantes sur le plan diplomatique, et sans aucun frais. C'est bon Benyamin, tu peux rester le copain de papa François, et merci pour lui ! 
"Pas la peine de me remercier", répondrait copain Benyamin. "Je ne fais que défendre mon pays. Ce sont les méchants palestiniens(femmes et enfants compris, bien évidemment...) qui ont attaqué, c'est leur faute !" Il est vrai que copain Benyamin et ses potes du gouvernement sont tous de petits anges... Ils jurent tous ne vouloir qu'une seule chose : la paix ! Et papa François en est convaincu. Seulement, copain Benyamin ne lui a pas non plus précisé comment il allait faire la paix : en anéantissant progressivement ce qui reste de la Palestine, par la voie militaire et par la voie des colonies. Comment papa François pouvait-il se douter ? 
"Méchant Benyamin", doit se dire papa François. "Mais tu restes mon copain hein ?"

mercredi 14 novembre 2012

Comme on le disait hier dans ces pages, notre société ne marcherait-elle pas à l'envers ?
Les médecins et chirurgiens libéraux sont dans la rue pour de pures sottises et les travailleurs (sans insinuer que ces pauvres médecins ne sont pas des travailleurs, loin de là...) qui pourraient légitimement gueuler contre les politiques d'austérité de papa François et tonton Jean-Marc, ceux qui gagnent 15 fois moins que les mieux payés de ces pauvres médecins et chirurgiens, eux, ne sont pas dans la rue. En témoigne la vidéo qui suit donnant une idée de la "formidable mobilisation" à Dijon...
Quel succès franchement : quelques dizaines (ou centaines si on voit le verre à moitié plein) de personnes. Sur une vidéo d'à peine plus d'une minute, on voit toute la longueur de la manif... Formidable on vous dit !
Avec une telle mobilisation, papa François et tonton Jean-Marc n'ont qu'à bien se tenir ! L'austérité va s'arrêter ! Ou pas... Ou elle va passer sous les aboiements des quelques chiens que nous sommes. Mamie Angela n'a-t-elle pas dit qu'elle était contente de voir manifester les gens, étant donné que dans sa jeunesse en RDA elle n'en avait pas le droit ? Ce qui veut dire que mamie Angela na rien contre les manifs, donc n'en a pas peur...
Ah ça a une autre gueule en Espagne, au Portugal, en Grèce ou en Italie. Là il y a du monde, là ça se castagne ! Là les gens se battent vraiment ! Forcément, ils ont tout perdu donc ils n'ont plus rien à perdre. Chez nous ou en Allemagne, on a encore à perdre donc on évite de sortir en croyant pouvoir sauver les meubles ? On attend de n'avoir plus rien à perdre non plus ? Eh bien attendons...
Mais attention, papa François, tonton Jean-Marc, mamie Angela et leurs amis les grands patrons et autres banques, eux, n'attendent pas. Ils nous font les poches tous les jours un peu plus en nous faisant croire qu'ils vont redresser l'économie.
Ils veulent nous vendre le pays des bisounours ! Qui croit au pays des bisounours. C'est ça qu'on devrait se dire à chaque fois qu'ils nous parlent : ils veulent nous faire croire aux bisounours, ou au père Noël. Tout de suite, beaucoup plus de monde aurait du mal à les croire...



Encore un effort, et ils vont presque s'apercevoir qu'on est là...


mardi 13 novembre 2012

Chalon-sur-Saône : Et heureusement, vint Noël...

Et voilà ! On n'est même pas encore le 15 novembre qu'on nous rebat déjà les oreilles avec Noël et tout le folklore qui l'accompagne. A l'image de la Ville de Chalon-sur-Saône qui, par l'intermédiaire du Journal de Saône-et-Loire de ce jour, nous annonce quelles belles festivités elle a mises en place. Et pendant un mois, elle va en émerveiller du monde ! 
Outre la "fête des lumières" du 8 décembre, les Chalonnais vont pouvoir bénéficier de magnifiques décorations lumineuses, éclairées avec l'électricité payée grâce à leurs impôts locaux. Pendant un mois, ils vont pouvoir bénéficier de la vue au-dessus de Chalon grâce à une grande roue dont l'installation a été payée avec leurs impôts locaux, et de laquelle ils ne pourront profiter qu'en payant... Et de même pour les manèges de la place de l'Hôtel de Ville. On entend déjà d'ici les petits casser les oreilles de leurs parents pour se faire payer un tour. Et pendant ce temps, les commerçants attireront les badauds dans leurs beaux magasins décorés avec des promotions alléchantes.
Histoire de ne pas oublier que Noël est aussi - et même avant toute autre chose - l'un des plus grands évènements commerciaux de l'année. Les portefeuilles n'y sont pas plus gonflés que le reste de l'année, mais c'est la période où il est devenu presque une obligation sociétale de s'amuser et surtout... de dépenser. Et qui le peut se met sur le marché pour profiter de cette obligation. Effectivement, avez-vous remarqué ? Plus Noël est devenu un évènement commercial, plus les petits ou grands commerçants, mais aussi les autorités rivalisent d'ingéniosité pour nous amuser. Eh oui, plus on s'amuse, moins on regarde à la dépense, l'un ne va pas sans l'autre. 
Heureusement que vint Noël et ses artifices. Enfin, ça dépend pour qui... Pas pour nous qui allons nous lever le 1er janvier avec la gueule de bois et qui allons découvrir que notre portefeuille est vide...

Côte-d'Or : un petit oublié dans un bus scolaire

Un petit côte-d'orien a momentanément disparu de la circulation hier matin. Les parents le déposent normalement chez la nourrice qui, elle-même, le dépose dans le bus pour l'école à 8h, bus qui lui-même... ne dépose pas l'enfant à l'école.
Il n'était pas descendu... Heureusement qu'un bus devait le ramener à midi chez sa nourrice ! Autrement, il passait la journée dans le bus qui l'avait embarqué le matin, attaché à sa ceinture... La nourrice a ainsi pu se rendre compte de son absence, appeler la directrice de l'école, affoler ses parents. Tout cela pour que l'enfant finisse par être retrouvé à 13h dans le dépôt de bus à Dijon. On ne connaît pas les suites de cette petite affaire, les autorités restant très discrètes.
En fait, ce qu'elles ne veulent pas dire, c'est que le garçonnet regrettait ses semaines de vacances et ne voulait pas retourner à l'école... Alors que Mr Peillon s'était pourtant démené pour lui offrir deux semaines de vacances au lieu de 10 jours. Voilà qui promet pour la suite...

France : Vont-ils réussir à nous faire pleurer ?


En temps de crise, les malheureux sont dans les rues pour manifester contre les plans sociaux qui se multiplient, ou contre les politiques de l'Etat. Depuis hier, ce sont de très malheureux médecins et chirurgiens libéraux qui se manifestent.
Ces pauvres gens ont senti la moutarde leur monter au nez quand la méchante ministre de la Sante, Marisol Touraine, a décidé de leur imposer l'encadrement des dépassements d'honoraires. Et encore, c'est un encadrement à minima : pas plus de 150 % du tarif de la sécu. Horreur ! Mais ces pauvres gens vont être étranglés ! Non mais rendez vous compte ! C'est la mort des professions de la santé ! C'est la fin de la motivation financière qui pousse les jeunes vers la médecine spécialisée. Les pauvres futurs spécialistes ne gagneront plus qu'entre... 5 000 et 15 000 euros par mois ! Scandaleux ! Mais que ne sommes-nous pas tous dans la rue pour les soutenir ! Vraiment, qu'est-ce qui nous empêche de compatir ? Après tout, comme ils le disent eux-mêmes, ils ont travaillé dur pour pouvoir prétendre à faire ce qu'ils veulent de leurs honoraires. Ils travaillent encore dur, ne comptent pas leur temps, les consultations, les visites aux patients...
Mais, question : qu'en pensent les urgentistes qui ne comptent pas leurs heures non plus, mais restent au niveau de 1500 à 2000 euros ? Que pourrait en penser un pauvre ouvrier qui fait les 3x8, gagne un petit SMIC, ne peut se payer une mutuelle, et ne pourra donc se payer une opération, même ne coûtant qu'1,5 fois le tarif sécu ? 
Bof ! Ces pauvres gens étranglés n'y pensent pas... Ils hurlent au scandale, pendant que l'ouvrier se tait. Et dire que certains osent affirmer que notre société marche à l'envers...
Ci-contre : le chemin qu'il faudra parcourir entre les commissions de la sécu, l'ordre des médecins, l'administration... pour obtenir la condamnation d'un médecin qui aura excessivement dépassé ses honoraires. Autant dire qu'ils n'ont vraiment pas à avoir peur... (dans Le Canard Enchaîné, 17 octobre 2012).

lundi 12 novembre 2012

France : les femmes, victimes de l'égalité des sexes ?


La cour de justice des communautés européennes a jugé la prise en compte du sexe dans la tarification de l'assurance auto... discriminatoire ! C'est-y pas énorme ça ?
Effectivement, dès le premier contrat jeune conducteur, les femmes sont favorisées, les stats des accidents de la route étant clémentes envers elles... Eh bien, à partir du 21 décembre, toutes celles qui contracteront une première ou une nouvelle assurance auto l'auront dans le baba ! 
Cela au nom d'une prétendue discrimination envers les hommes. C'est vrai ça, qu'y peuvent-ils, ces pauvres chous, si les dieux de la route et de l'automobile s'acharnent à ce point sur eux ? 
Soyons sérieux ! Bientôt on criera à la discrimination entre jeunes conducteurs et conducteurs confirmés qui paient moins. Puis à la discrimination entre conducteurs de voitures de sport et de voitures normales, qui paient moins. Et tous les tarifs seront unifiés en un tarif commun à tous ? Ce ne serait pas forcément un mal si ce tarif tendait vers le minimum. Mais ne rêvons pas ! 
Les femmes ne seraient-elles pas plutôt victimes du lobbying des compagnies d'assurance pour se remplir encore plus les fouilles, même si elles s'en défendent ? Car, n'est-il pas bizarre que cette cour de justice se soit réveillée brutalement après avoir fermé les yeux des années sur ces pratiques "discriminantes" ? N'est-il pas bizarre que les tarifs des femmes soient évidemment augmentés, plutôt que ceux des hommes baissé ? L'égalité pour toujours plus d'argent dans les caisses des assurances, elle a bon dos la discrimination ! 
A moins que les dieux de la route et de l'auto n'aient décidé de rétablir l'égalité homme-femme dans les accidents, et n'en aient soufflé mots aux juges de la cour de justice des communautés européennes...

Côte-d'Or : les journaux sont-ils fâchés avec l'orthographe et la grammaire ?

"Moi j'aime pas la grammaire et l'orthographe !", dirait Schtroumpf Grognon... Les journalistes côte-d'oriens et les secrétaires de rédaction seraient-ils des Schtroumpfs Grognons en puissance ? C'est à voir...
Certains journalistes se montrent en tout cas fâchés avec la grammaire et l'orthographe. Mais le pire, c'est que ceux qui, normalement, relisent les articles sont tout autant en délicatesse avec ces deux composantes fondamentales de l'écriture. Régulièrement en effet, des organes aussi sérieux que Le Bien Public ou Le Journal du Palais, font courir le risque d'un infarctus à tout puritain de la grammaire et de l'orthographe qui se respecte.
Par exemple, comment écrivez-vous "sans se préoccuper" ? Comme c'est écrit ici normalement, on est d'accord ? Eh bien, pour un journaliste du BP, cela s'est transformé en : "s'en se préoccuper" (Le Bien Public, 12 novembre 2012). Peut-être aurait-il dû "sans" préoccuper... Si l'on compte, dans le même article quelques lignes plus bas, "la question de l'octroie des fonds publics", c'est l'octroi d'au moins une faute grave de trop, voire deux.
Ces horreurs grammaticales pourraient être risibles et pardonnables si elles n'étaient pas si fréquentes. Nous vivons certes dans une société qui écrit de plus en plus mal. Mais cela autorise-t-il les journalistes eux-mêmes à ne pas faire attention ? Mais que fait la police de l'écriture dans les rédactions ? Et là encore, ce ne sont que deux fautes prises en première page du journal, sans même avoir lu le reste...
Question au groupe Crédit Mutuel qui s'est approprié Le Bien Public ou encore Le Journal de Saône-et-Loire : ne serait-il pas temps de réinvestir un peu plus dans l'embauche de nouveaux journalistes ou tout au moins de nouveaux secrétaires de rédaction, plutôt que de couper drastiquement et systématiquement dans les dépenses ? Il semblerait que ceux qui sont en place n'ont pas le temps de vérifier les articles des journalistes après avoir dû mettre en page les articles des correspondants de presse... Il s'agit de la sauvegarde de la langue française tout de même...
Ah oui, c'est vrai ! J'avais oublié qu'il s'agissait d'un groupe bancaire pour lequel la rentabilité prime sur toute autre chose. Toujours plus vite, toujours plus de contenu, avec toujours moins de journalistes et de secrétaires de rédaction !
En tout cas, si une liste des fautes des journaux côte-d'oriens devait être faite par jour, les visiteurs de ce blog n'auraient pas fini de s'amuser... ou d'être horrifiés, c'est selon.

samedi 10 novembre 2012

Monde : Petit ange Bachar au pays des bisounours


Alors comme cela, petit ange Bachar souhaite vivre et mourir en paix et en Syrie. A priori, il y a d'assez fortes chances que l'une de ces conditions soit un intrus. Mais laquelle ? Réfléchissons...
Petit retour en arrière. Il y a 20 mois, la Syrie était touchée à son tour par le "Printemps Arabe", qui menaça la petite vie tranquille de petit ange Bachar au pays des bisounours. C'est pourquoi ce dernier entra dans une grande colère. Mais que croyaient-ils tous ces gens hurlant dans les rues ? Que petit ange Bachar allait les écouter et s'en aller ? Quitter son cher pays, pour lequel il avait tant fait ? Le laisser être gouverné par d'autres ? 
"Même pas en rêve !", se dit petit ange Bachar. "C'est mon pays à moi ! Personne d'autre n'a le droit de jouer avec ! Sinon ça va faire comme en Tunisie et en Egypte et les islamistes vont me le casser !" C'est alors que Petit ange Bachar trouva la parade : faire passer tous ces méchants révolutionnaires pour des terroristes. Il put ainsi, légitimement pensait-il, les faire massacrer. 
Ainsi, depuis 20 mois, petit ange Bachar massacre son peuple tout en s'en disant le protecteur. Mais les révolutionnaires ont pris les armes à leur tour et petit ange Bachar ne put même plus jouer à "Petits massacres entre amis" tranquillement. Alors petit ange Bachar a décidé que c'en était assez, qu'il ne voulait plus jouer. Il a décidé qu'il voulait vivre et mourir en Syrie et en paix. Vivre et mourir en Syrie, il y a des chances. En paix, c'est une autre affaire...
Car, question : qu'en pensent les proches des 37 000 morts que son obsession de gamin a tués ? Qu'en pensent les gens, combattants ou pas, qui sont bombardés quotidiennement par les joujous de petit ange Bachar ? 
Bof ! Comme tout est possible dans son monde de bisounours, petit ange Bachar s'en fout...